S’engager dans la vie publique, c’est s’exposer à des attaques. Il importe donc d’évoquer comment gérer ces attaques. Bien sûr, il n’y a pas une situation unique mais presque autant de méthodes que de situations précises.
La situation actuelle de Nicolas Sarkozy présente, pour des facteurs différents, une situation assez comparable à celle de Tony Blair en 2003 : le rejet d'un style, d'une personnalité bien davantage que le refus d'une politique. Sarkozy serait bling bling comme Blair était devenu "menteur" avec l'Irak. Ils ont perdu en "audibilité".
La crise emporte-t-elle avec elle mécaniquement la désapprobation de la politique conduite comme si chaque opinion publique voulait jeter le Gouvernement avec l'eau de la crise ?
La réponse est non. Le dernier sondage réalisé le 22/02
355 étudiantes de Cambridge ont lancé une pétition pour que DSK ne soit pas "l'invité d'honneur" le 9 mars de la célèbre université britannique. Ruth Graham, porte-parole du syndicat CUSU, refuse d'offrir une "tribune" à DSK compte tenu des procédures en cours au sujet de ses comportements sexuels présumés.
S'agit-il d'un excès supplémentaire du puritanisme anglo-saxon ? Est-ce au contraire une attitude responsable qui ne fait qu'augurer une étape supplémentaire dans l'exigence de vérité et de transparence des citoyens face à des responsables publics ?
La décision prise hier par le Conseil Général de l'Isère poursuivant sa dotation annuelle à perte à hauteur de plusieurs millions d'euros était inscrite dans la culture de professionnels de la politique qui parlent d'économies mais qui n'en font pas parce qu'ils considèrent qu'il y aura toujours une variable d'ajustement : les hausses d'impôts.
Cette culture ne peut plus durer. Ce n'est pas une question d'intolérance en l'affirmant. C'est que cette culture de la dépense publique qui s'ajoute toujours et encore est désormais au-dessus des moyens financiers de la France.
Que va-t-il se passer très probablement dans les prochains mois ?
1) Sarkozy encourt un risque élevé de défaite si le scrutin tourne à un référendum sur son style et non pas sur les mesures à mettre en oeuvre en pleine crise historique.
Le récent rapport Deloitte sur la réduction de la dépense publique montre, si besoin était, l'immensité des challenges pour que la France, toutes collectivités publiques confondues, engage réellement la diminution des dépenses de ses structures publiques.
Que faut-il retenir pour l'essentiel de ce rapport ?
Notre questionnaire sur la densification laisse apparaître un résultat stable depuis plusieurs jours : 85 % d'opposition à l'actuelle densification du milieu urbain.
Ce résultat est la traduction de trois échecs majeurs :
Beaucoup de rumeurs circulent actuellement dans l'agglomération grenobloise. Trop de rumeurs ! L'une d'entre elles concerne les factures de repas dans des établissements de luxe qui seraient les "cantines" pour des élus locaux ou pour des collaborateurs administratifs de cabinets. Cette situation est malsaine.
Le temps de l'analyse des sondages post officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy est ouvert. La donne n'a pas été radicalement modifiée, loin s'en faut. Bien davantage, le meeting de Marseille risque de favoriser François Hollande qui s'installe dans la posture du "sage".
Nicolas Sarkozy est confronté à deux défis majeurs :
Pendant 3 ans (2007 à 2010), la décrispation a été la mode du moment. Le Président nommait des personnalités PS à des fonctions éminentes. Il suffisait même par moment d'être PS pour devenir ... mécaniquement compétent.Des responsables PS acceptaient de travailler dans la tolérance et dans la sérénité.
Tout d'un coup en 2012, la guerre froide entre les formations politiques renaît.