Bernard Arnault ou le début de la révolte contre la fiscalité
Jean Hirigoyen ou le portrait d'Isère du jour sur France Bleu Isère

Affaire Arnault : un pays qu'on ne peut pas quitter s'appelle une ... prison !

Hier soir, François Hollande a été particulièrement mauvais et inquiétant. Mauvais, parce que ses explications étaient confuses, excessivement longues donc difficiles à comprendre, traduisant une  rupture avec des valeurs fortes ou pire encore une volonté de dissimulation. Inquiétant, parce qu'il est apparu toujours excessivement tacticien, manoeuvrant à l'excès même dans le cadre hyper-complaisant des douces questions de Claire Chazal.

Il n'a jamais été question de

l'Europe, pas davantage sérieusement de sujets internationaux majeurs (Syrie, Afghanistan ...). Tout était mobilisé pour annoncer les 30 milliards de hausses d'impôts dans un décompte d'ailleurs fantaisiste puisqu'il cumule les économies de l'Etat avec les prélèvements supplémentaires des particuliers ou des entreprises.

Mais ce qui est le plus grave, c'est l'actuelle polémique sur la décision de Bernard Arnault parce qu'elle s'éloigne de la société du respect que notre pays devrait incarner. Il ne s'agit pas de défendre Bernard Arnault mais la valeur de la liberté de décision. Un pays qu'on ne peut pas quitter s'appelle une ... prison. 

Les autorités françaises ont ouvert une polémique d'une extrême gravité.

Tout d'abord, parce que la France, terre des libertés, passe pour ... Cuba.

Ensuite, parce que, en pleine crise, la France donne le sentiment de la dispute interne, donc de la fragilité.

Enfin, parce que la valeur de la liberté individuelle devrait mériter un large consensus et une défense implacable par le 1er représentant de l'Etat. Or, hier, en restant trop partisan, Hollande n'a pas défendu cette belle valeur de liberté individuelle. Un rendez-vous de plus qu'il a manqué.

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